Pourquoi?

Pourquoi différencier

« La réussite, c’est l’obtention de résultats observables, mesurables et reconnus qui rendent compte de l’évolution de l’élève, des progrès continus enregistrés. Elle est l’aboutissement des efforts concertés de ce dernier, de ses parents et du personnel scolaire. Il importe donc de formuler des objectifs clairs, concrets et réalistes sur les plans de l’instruction, de la socialisation et de la qualification, d’aider l’élève à atteindre ces objectifs de même qu’à obtenir les meilleurs résultats et de connaître les acquis. » [1] Dans cette politique, il est aussi dit que nous devons accepter comme intervenant que la réussite éducative de chaque élève puisse se traduire différemment selon leurs capacités et leurs besoins.


La différenciation pédagogique vise donc à rendre l’apprentissage et la réussite accessible à tous, et ce, avec les actions les plus efficaces possible. En ce qui concerne la réussite, il convient de signaler que le Programme de formation de l’école québécoise nous rappelle les différents sens que cette notion peut prendre en éducation. Ainsi, lorsque l’on parle d’une réussite à la mesure de chacun, on parle de défis et du fait que la notion de réussite concerne « tous les élèves, ceux qui sont très talentueux comme ceux qui éprouvent des difficultés petites ou grandes ». Or, non seulement les élèves présentent-ils des différences à plusieurs égards, mais ces différences sont aussi suffisamment significatives pour justifier des approches différenciées. Que ce soit sur le plan cognitif, social, culturel ou affectif, la diversité peut prendre plusieurs formes et avoir diverses provenances. La différenciation pédagogique vise donc à tenir compte des différences individuelles chez les élèves et est une réponse à la diversité des apprenants.[2]


[1] Ministère de l’Éducation. Une école adaptée à tous ses élèves, Politique de l’adaptation scolaire, Bibliothèque Nationale du Québec, 1999, p. 17.

 

[2] Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, De la vulnérabilité au trouble d’apprentissage, volet 1-Dyslexie, 2006, p.32.